PV des séances de la Société

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Index

SÉANCE DU 7 MARS 2019[1]

Présidence : M. Foissac

Nouvelles adhésions

  • Geneviève Houdent, de Prayssac,
  • Delphine Magrez, de Gourdon,
  • Francine Soulignac-Miquel, de Laburgade.

Ouvrages et articles reçus

  • Alain Costes, « Potiers et poteries, Bazadais, Agenais, Quercy du XVIe au milieu du XXsiècle», édité par le GRECAM (Groupe de recherche en ethnographie et céramologie en Aquitaine et Midi toulousain), Documents de la Grézale n° 9, mai 2018, richement illustré, 206 p. F301.
  • Anaïs Charrier, « Cahors, les chantiers 2018 », plaquette éditée par la ville de Cahors, direction du Patrimoine. BO2125.
  • Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des constituants, 1789-1791, [extrait concernant la Généralité de Montauban], Paris, Universitas, 1991, 30 p. BO2126.
  • Blandine Kriegel, « La religion de l'histoire », Le Monde, article rédigé en avril 2007 à l'occasion de la parution d'un ouvrage consacré au bénédictin Jean Mabillon BO2129.
  • Pascale Thibault, Maurice Fenaille, Auguste Rodin, Emile Matruchot : la Renaissance de Montal, édition des Amis du Pays de Saint-Céré, 2018. 100 p. F302.
  • « La grotte du Pech Merle scrutée à la loupe par les scientifiques », La Vie quercynoise du 27 décembre 2018. BO2127.
  • Jean-Louis Thocaven, « Projet scientifique et culturel : une maison de la paléo à Souillac ? », la Vie quercynoise du 24 janvier 2019. BO2128.
  • André Décup, « La Sainte Coiffe de Cahors, une relique méconnue », La Vie quercynoise du 30 janvier 2019. BO2130.
  • Michel Palis, « Histoire quercynoise. Le feu sacré d'Henri de Navarre », La Vie quercynoise du 7 février 2019. BO2122.
  • Marie-Cécile Itier, « Les 900 ans de la cathédrale, l'occasion de développer le tourisme spirituel », La Vie quercynoise du 7 février 2019. BO2123.
  • Marie-Cécile Itier, « Les travaux de rénovation de la préfecture Chapou seront terminés pour cet été », La Vie quercynoise du 14 février 2019. BO2124.
  • Jean-Claude Bonnemère, « Hommage à une grande figure de Cahors et du Lot. Le Dr Louis Sauvé aujourd'hui "citoyen du ciel ! ", La Vie quercynoise du 21 février 2019. BO2131.
  • Marc Louison, « L'ASPEC 14-18 remet son exposition du centenaire au Musée de la Résistance », La Vie quercynoise du 21 février 2019. BO2132.

Communication

 

« LA "SAINTE-COIFFE" OU "SAINT-SUAIRE DE CAHORS" : CE QUE L’ON EN DIT ET CE QUE L’ON SAIT » (Patrice Foissac)

 

Initialement cette séance devait être confiée à notre sociétaire Geneviève Dreyfus-Armand qui a sollicité un report de sa communication. C’est pour suppléer cette absence et parce que la SEL a été de nombreuses fois sollicitée par des institutions et ses adhérents que P. Foissac a proposé de communiquer sur l’événement des « 900 ans de la cathédrale » et de la présence à Cahors, dans le trésor de la cathédrale, de la relique baptisée « Sainte-Coiffe ». En effet, comme cela survient fréquemment lors des commémorations qui ne sont pas à leur initiative, les historiens sont souvent sollicités pour apporter leur contribution à l’événement. Un colloque scientifique sur le sujet a donc été proposé par la DRAC à l’automne (19-20 septembre), mais, là encore, l’impatience médiatique et populaire a produit assez vite un nombre important de publications entachées d’erreurs ou d’exagérations manifestes et qui ne pouvaient rester sans réponse. L’intention du conférencier est donc de tenter de déterminer ce qui, dans les deux événements liés, repose sur des faits avérés ou relève de la tradition, voire de la légende. La première partie de l’exposé aborde la question de la venue à Cahors, en juillet 1119, du pape Calixte II et, documents à l’appui,  montre comment cette venue reste très incertaine mais vraisemblable. Beaucoup plus problématique est la consécration de l’autel de la Sainte-Coiffe et sa présence à cette époque dans la cathédrale. La seule « preuve » repose sur un témoignage tardif (1634) du chanoine François de Roaldès qui aurait déchiffré la mention de cette consécration sur l’autel lui-même alors au château de Cénevières. Témoignage plus que douteux puisqu’outre la disparition de l’autel et du procès-verbal de la découverte, les épigraphistes jugent le relevé de l’inscription invraisemblable. De cette présence improbable à 1408, la relique disparaît totalement des sources existantes. Il n’y en avait pas plus de traces au moment où les premiers historiens du Quercy (Dominici, Malleville, Salvat, Fouilhac, etc.) cherchent à fonder la tradition de sa présence précoce. Chaque génération d’historiens locaux va dès lors s’appuyer sur la précédente tout en n’hésitant pas à enrichir la tradition de détails plus ou moins fantaisistes. Mais, plus surprenant encore, de sa présence attestée en 1408 jusqu’à son miraculeux sauvetage lors de la prise de Cahors par les protestants en 1580, le culte de la relique reste extrêmement discret. Ce n’est qu’à partir de l’extrême fin du XVIe siècle et aux siècles suivants que ce culte se développe sous forme d’ostensions et processions. L’historien, rappelle P. Foissac, doit avant tout s’intéresser au contexte religieux mais aussi politique, économique et social de l’apparition avérée de la relique, ici la très grave crise des XIVe et XVsiècles au cœur de la guerre de Cent Ans, du Grand schisme d’Occident et de la Grande peste, laissant aux fidèles et à l’Église les débats théologiques et le sens à donner à cette relique. On retrouvera dans ce BSEL l’intégralité de la communication de P. Foissac.

 

[1] Présents : Mmes Albinet, Bergounioux, Bonnet, Brasilier, Calmon, de Castelbajac, Davidou, Foissac, Girardi, Goyet, Grafouillère, Gros, Haïtce, E. Houdent, G. Houdent, Lagaly, Lagarrigue, Laporte, Lherm, Marché, Marty, Montaudié, Pendino, Picard, Rooryck, Rozières, Serin, Serres, Soirot, Tetaud ; Mlles Bourrières, Cavaroc, Mercadier ; MM. Albert, Audoin, Austruy, Azaïs, Baux, Bergounioux, Bounoua, Brugnéra, Calmon, Carrère, de Chalain, Chevriau, Conte, Davidou, Deladerrière, Depeyrot, Foissac, Fraïsse, Germain, Goyet, Gros, Kelly, Lagaly, Lecuru, Linon, Montaudié, Rausières, Rigal, F. Rivière, J.-M. Rivière, Royère, Sauvage, Savy, Serin, Soirot, Tetaud.

 

  

 

 

SÉANCE DU 7 FÉVRIER 2019[1]

Présidence : M. Foissac

 

Nouvelles adhésions

 

  • Mme et M. Bart, de Brugières,
  • René Castanié, de Cahors,
  • Mme et M. Max Roy, de Gignac.

Ouvrages et articles reçus

  • Colette Chantraine-Zachariou, Pierre Andrès et ses machines singulières, édicausse, 2018, 64 p. BD494.
  • Guy Chassagnard, Chroniques du Quercy, Segnat, 2018, 436 p. O698.
  • « Cadastre de Rocamadour et Couzou terminé en 1659 », transcription intégrale dirigée par l'abbé Lafon, remis par Philippe Deladerrière, hors-commerce, Rocamadour, 2002, non paginé. F300.
  • « Louvre-sur-Lot », l'exode des œuvres du musée du Louvre, catalogue de l'exposition organisée par la préfecture du Lot en souvenir de l'exposition mémorable de novembre 1945 où 13 tableaux majeurs du Louvre y furent exposés, 2019, 33 p. BD2120.
  • Pascale Thibault, « Maurice Fenaille, Auguste Rodin et la restauration de Montal », article paru dans le magazine Dire-Lot n° 245 des mois de janvier-février 2019, p.7 à 11.
  • Guy Chassagnard : « L'obélisque de Monsieur Champollion », article paru dans le magazine Dire-Lot n° 245 des mois de janvier-février 2019, p.12 à 17.
  • Edmond Albe, « Monographie de la paroisse de Glanes », transcription de G. Castéran, extrait du Bulletin de l'Association des Amis du Pays de Saint-Céré n° 70 décembre 2018 (p.15)

Communications

« LA ROSE DU QUERCY, UNE ROSE DE CŒUR » (Geneviève Besse-Houdent)

Nous avions pris soin de prévenir nos fidèles des séances mensuelles que la soirée ne serait pas consacrée à la botanique mais à l’histoire de l’art dont Geneviève Besse-Houdent est spécialiste même si elle reconnaît s’aventurer ce soir sur un terrain qui ne lui est pas totalement familier mais qui a eu l’heur de la passionner, la sculpture ornementale du gothique flamboyant dans son originalité quercinoise. Ce sujet n’a fait l’objet que d’études anciennes, notamment celle de l’abbé Depeyre dont les manuscrits sont conservés à la SEL, et Geneviève Besse-Houdent entend nous proposer de nouvelles perspectives d’interprétation qui s’appuient comme la salle va très vite le constater sur de nombreuses investigations de terrain et de non moins nombreuses lectures à la recherche de possibles inspirations. Notre conférencière entend d’abord restituer le contexte de l’apparition du registre des roses du Quercy, contexte économique et social du repeuplement et de la reconstruction de la province, de l’affirmation d’un pouvoir royal, y compris en matière religieuse avec la nomination d’évêques à sa dévotion. C’est en effet l’évêque de Cahors Antoine d’Alamand, dont la famille s’est distinguée au service du roi en Dauphiné, qui semble être l’initiateur de ce registre de la rose sculptée, dont la première éclosion apparaît en 1484 dans la cathédrale, dans la nouvelle chapelle Notre-Dame, dite aussi « chapelle profonde », et dont on recense encore aujourd’hui plus de 500 occurrences en Quercy et dans ses marges. Il s’agit d’une rose épanouie à deux ou trois corolles de quatre, cinq ou six pétales, au cœur fermé. En 50 ans, le modèle restera le même, qu’elle reste d’exécution rustique, encore marquée par la gradine, ou plus raffinée. L’association de la Vierge et de la rose n’a en soi rien d’exceptionnel, elle fait partie de la symbolique mariale au même titre que le lys comme le confirme la riche iconographie projetée par G. Houdent qui nous rappelle immédiatement que cette rose est accompagnée d’autres ornements sculptés : bâtons écotés, monogrammes du Christ, croissants de lune et soleils, billes, lys, miroirs. Mais vient enfin le moment tant attendu des possibles interprétations de ce motif récurrent de la rose et des ornements associés. L’hypothèse de G. Houdent peut surprendre puisqu’elle privilégie une interprétation érotique qui s’appuie sur le scandale avéré né de la fréquentation assidue par l’évêque Antoine d’Alamand de Sicarde du Sorbier, la « trésorière du Quercy » (en référence à son époux, Jacques du Vigier, trésorier royal), dite publiquement « favorite » de l’évêque et qu’il n’hésitera pas à désigner marraine de sa chapelle Notre-Dame… L’évêque, érudit humaniste, a-t-il voulu dissimuler un amour impossible en mariant le sacré du culte marial au profane de la littérature amoureuse dans le symbole de la rose et du bâton écoté ? C’est bien ce que propose notre conférencière en s’appuyant, une fois encore, sur les patientes et érudites recherches dont elle nous livre l’essentiel dans l’attente d’un prochain article du BSEL.

[1] Présents : Mmes Bergounioux, Brasilier, Delsahut, Foissac, Girardi, Grafouillère, Lafon, Lagarrigue, Mercadier, Montaudié, Picard, Serin, Soulignac-Miquel ; Mlle  Cavaroc ; MM. Baux, Chevriau, Deladerrière, Foissac, Joly, Kelly, Lafon, Lagaly, Mailhol, Montaudié, Pons, Réveillac, Roques, Royère, Serin, Valette.

 

 

SÉANCE DU 10 JANVIER 2019[1]

Présidence : M. Foissac

Nouveaux membres

 

       - Pauline Audoin, de Cahors,

       - Marie-Hélène Fournier, de Gourdon,

       - Commune de Gourdon.

Décès

  • M. Jacques Tulet, de Toulouse, l’un des derniers « membres perpétuels » de la SEL.

Ouvrages et articles reçus

 

  • 5 livrets de la collection «Duo monuments, objets » dont « Occitanie, terre des cathédrales » présentant la cathédrale de Cahors (p. 50 et 51), DRAC, 2017-2018, 89 à 110 p. BD488 à 492.
  • Bernard de Gauléjac, La liquidation des biens de l'Ordre du Temple dans le Sud-Ouest de la France, thèse de l'École nationale des Chartes (1925), présentation de Pierre Vidal, édité par « Les Amis des Archives de la Haute-Garonne », mention des maisons de Trébaïx et du Bastit, 2017, 97 p. F299.
  • Mette Harder : « Survivre en milieu hostile? Les relations entre les députés exilés en Guyane, an III-VIII », Société des études robespierristes, 2018, p 201 à 209 Jean-Pierre Ramel cité, BO2112.
  • Guillaume Verdié, 1619,  Gourdon-en-Quercy, le château disparu [d'après les recherches de Max Aussel], éditions Héritages du Sénéchal, 2018, 122 p. D399.
  • Au nom de M. Pierre Lonfranc, M. Baux remet à la SEL plusieurs exemplaires de la « Gazette du village », « journal républicain et agricole paraissant tous les dimanches » datés de 1904.
  • Remise à la SEL, par M. le Préfet, d'un exemplaire du volume 4 de la Mission du centenaire 14-18 : « 2018, centenaire de la Première guerre mondiale », Alpha-Doc, 2018, 1529 p.

 

Communication

« DE SAINT-CIRQ-MADELON A BIRIBI, LE PARCOURS D’UN MAUVAIS GARCON LOTOIS » (Frédéric Rivière)

La vie d'Antoine George, jeune homme natif de Saint-Cirq-Madelon, est d'abord marquée par un contexte familial difficile : un père qui ne reconnaîtra sa paternité que très tardivement, des disputes qui se terminent dans le sang ou encore une mère condamnée pour infanticide. S'en suivra une dérive lente mais inexorable, faite de petits cambriolages, d'abus de confiance, de vols, d'effractions et de nombreux passages en prison, pour des périodes allant de quelques jours à quelques mois. Neuf condamnations au total. Ce « parcours judiciaire » a été en grande partie conservé dans les archives départementales des lieux des méfaits. La richesse de ces dossiers provient aussi des nombreux témoignages des victimes ou des témoins, ces paysans, aubergistes ou propriétaires des causses de Gramat et de Gourdon, qui, avec force détail, dressent un panorama complet de leur quotidien, leur rythme de vie et leurs mœurs au tournant des XIXe et XXe siècles. Toutefois, la douceur des paysages des causses deviendra durant quelques temps un vague souvenir pour Antoine, finalement condamné à effectuer son service militaire aux Bataillons d'infanterie légère d’Afrique, les BILA dits communément « Bat' d'Af' » ou « Joyeux » (sa plaque d'identité militaire est le point de départ de ces recherches). Ces unités disciplinaires, où les sous-officiers s'apparentaient le plus souvent à de sadiques tortionnaires, répondaient au nom générique de « Biribi ». Notre Lotois survivra à cet enfer, non sans avoir contracté un paludisme qui le suivra sa vie durant. Mais le traitement disciplinaire n'aura pas raison de son caractère et il sera condamné une ultime fois à quatre années de prison... avec sa femme. Il est toujours en prison lorsque la Première Guerre mondiale éclate. D'abord maintenu en détention, puis élargi pour être mobilisé à l'arrière, les pertes effroyables entraîneront finalement son incorporation, comme tous les valides « pas trop mal portant ». Antoine traversera alors les plus dures batailles sans une blessure, obtenant même la Croix de guerre avec citation pour un acte de bravoure. Démobilisé en 1919, il retourne quelque temps à Cahors avant de partir pour le Languedoc. La dernière trace que nous ayons de lui est sur les listes de recensement de Villeurbanne en 1926 : il est marié (pour la troisième fois) et père de plusieurs enfants. Après cela, Antoine « disparaît », nous empêchant de mettre un point final à cette vie non pas extraordinaire, mais tout simplement ordinaire, ce qui en fait tout son intérêt.

[1] Présents : Mmes Aubry-Derieux, Azaïs, Brasilier, Delsahut, Flaujac, Graffouillère, Lafon, Lagarrigue,  Mariotto, Mercadier, Pendino, Penin, Rivière, Royère ; Mlles Brun, Cavaroc, Garnier ; MM. Audoin, Austruy, Auvray, Azaïs, Chevriau, Conte, Deladerrière, Depeyrot, Foissac, Gérard, Lafon, Laneau, Linon, Réveillac, Rigal, F. Rivière, J.M. Rivière, Royère, Sabatier, Savy, Serin.

 


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